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Ah, l’écriture !… Et vous, vous rêvez d’écrire ?

Ah l'écriture !... Et vous, vous rêvez d'écrire ?...

L’écriture, ça vous tente ? En 2009 – ce qui ne nous rajeunit pas !… – le Figaro littéraire commandait un sondage à OpinionWay. Question à un panel de Français représentatifs : avez-vous déjà rêvé d’écrire un livre ?…

Rêver d’écriture : 2,5 millions de Français ont franchi le pas

On frôle le plébiscite à la Mexicaine : 32 % des personnes interrogées, soit un tiers des répondants, ont admis avoir rêvé un jour d’écrire un livre ! Qu’il s’agisse d’un roman, d’un essai, d’une pièce de théâtre, de souvenirs ou de poésie, les Français fantasment autour de la plume. Qui l’eût cru, dans un monde où on ne cesse de nous dire que l’illettrisme progresse et que plus personne ne s’intéresse à la lecture ?…

Les Français ont bel et bien rêvé d’écrire et, plus incroyable, en 2009, 2,5 millions d’entre eux auraient sauté le pas et posséderaient un manuscrit sous le coude !

Et, de mieux en mieux, 400 000 Français auraient envoyé cette année-là leur chef d’œuvre à une maison d’édition !

L’écriture, un phénomène de société

L’écriture est donc bien un phénomène de société. Et qui concerne absolument tout le monde : tous les âges, tous les sexes, toutes les catégories socio-professionnelles sont atteints par ce virus. Il existe une variété incroyable d’écrivains en tout genre, ce qui devrait laisser penser qu’il existe aussi une variété incroyable de manuscrits ?… Eh bien non…

Qu’est-ce qui pousse nos concitoyens à dégainer la plume ? En premier, le besoin de léguer quelque chose à la famille. En second, la nécessité de raconter son histoire. Pour quatre personnes sur dix, le je est au centre du débat. Pour quinze écrivains sur cent, il s’agit même d’une thérapie reconnue comme telle.

En toute logique, ceci explique que 90% des manuscrits reçus par les maisons d’édition sont des autobiographies. Il existe ainsi, dans le monde éditorial, un trop plein, un « ras le bol » pour ce genre. L’éditeur fixe son jugement sur la lecture des trente premières pages d’un roman, et il a aujourd’hui tendance à éliminer avec force ces écrits qui mettent je au centre d’une œuvre.

Qu’on se le dise, l’autobiographie n’a pratiquement aucune chance d’être publiée aujourd’hui. Si on ne vit pas dans un roman, on ne lit pas non plus une vie. L’éditeur recherche donc surtout les productions d’auteurs qui mettent en avant de la fiction, de l’imaginaire. Bref, des productions qui ne sont pas simplement axées sur soi.

De l’écriture à l’édition, de soi aux autres

L’éditeur aime aussi privilégier un auteur qui a un ton en accord avec son catalogue. C’est parfaitement normal. Il apprécie qu’un auteur ait fait cette démarche pourtant essentielle de cibler ses choix. Ceci est très loin d’être toujours le cas, alors qu’en toute logique, un texte doit correspondre à une collection.

De même, l’éditeur apprécie l’envoi d’un texte accompagné d’une courte note biographique et d’un mot de motivation : un envoi de manuscrit nu frôle le manque de courtoisie. Après tout, c’est un humain qui est derrière une œuvre et ce n’est pas parce que sa plume n’est pas autobiographique qu’elle ne doit pas assumer cette juste épaisseur humaine !…

En fait, auront des chances d’être édités des textes tournés avant tout vers le lecteur et non vers soi. Ce qui devrait sans doute pleinement justifier, en principe, l’acte-même d’écriture !… Ainsi, si vous rêvez d’écrire et que l’aventure éditoriale vous tente, pensez au lecteur et assumez votre imaginaire : dans le monde de l’édition, ce n’est pas votre vie qui sera publiée, mais bien votre roman !

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