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Marie-Agnès Moller, auteure de Paris Horribilis : interview exclusive

Marie-Agnès Moller, auteure de Paris horribilis

 

Une remarquable réussite en librairie, ce Paris horribilis de Marie-Agnès Moller qui s'offre le luxe de détrôner Métronome de Lauran Deutsch dans certaines FNAC de France ou de Belgique ! PluMe a profité du Salon du livre de Paris pour rencontrer une auteure enthousiaste et la laisser nous conter sa belle passion pour l'écriture. 

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PluMe : Comment est arrivée votre idée d’écriture pour Paris horribilis ? Qu’est-ce qui l’a motivée ?

Marie-Agnès Moller : Par mon métier, je suis journaliste. Donc, écrire, c’est mon quotidien et de là au livre, il n’y a qu’un pas. Mais comme j’avais peur du roman parce que c’est quelque chose de très personnel et que je suis encore jeune, je me suis dit que j’allais plutôt raconter des histoires qui existent déjà, tout simplement. Comme il s'agit d'histoires que ma mère me racontait quand j’étais toute petite, un jour, je me suis dit qu’il y avait plein de gens qui ne connaissent pas ces fables sur Paris : il fallait les raconter ! Ça a commencé comme cela.

Marie-Agnès Moller : une approche de l'écriture très structurée

PluMe : A partir du moment où vous avez eu cette fameuse idée, comment vous y êtes vous prise pour la développer et en faire un ouvrage ?

Marie-Agnès Moller : J’ai travaillé d’une manière très structurée. J’ai fait beaucoup de plans. J’ai choisi les histoires, j’ai choisi les chapitres. J’ai fait des études de droit, on m’a toujours appris à faire des plans avec des parties et des sous-parties, et j’ai toujours ce côté-là (rires) ! ça évite que mon côté créatif ne fasse n’importe quoi, ça m’oblige à être ‘carrée’. J’ai fait des thèmes entre les jardins, les fantômes, les cimetières, et quand j’ai mis tous ces titres, tous ces thèmes sur le papier, j’ai vu quel était le fil directeur et ça m’a permis d’arriver pour mon livre à un plan structuré. J’ai aussi choisi parmi toutes ces histoires les légendes qui m’ont paru les plus intéressantes.

PluMe : Combien de temps ce travail d’écriture vous a-t-il demandé ?

Marie-Agnès Moller : J’ai mis environ six mois. Même s’il s’agissait d’histoires que je connaissais déjà, il y a bien évidemment toujours de la recherche à effectuer : chercher des dates, des noms de lieux, aller sur place pour prendre des photos aussi. J'ai beaucoup visité le terrain pour m’imprégner des ambiances, car c’est ainsi qu’on arrive le mieux à les décrire.

L'édition : un rêve de petite fille devenu réalité

PluMe : Comment êtes-vous venue à l’édition, à l’idée de faire éditer votre ouvrage ?

Marie-Agnès Moller : C’est un rêve de petite fille. Depuis que j’ai sept ou huit ans, j’aime écrire. C’est la réponse la plus banale qui soit, mais c’est la vérité ! Quand j’étais à l’école, c’était toujours mes dissertations qui étaient lues en cours de français ! Les professeurs m’ont toujours dit que j’avais un truc en moi pour écrire. C’est devenu une passion que j’ai cultivée au fur et à mesure. Paris horribilis est mon premier livre mais il marche, ce n’est que du bonheur ! Je suis très contente ! J’ai commencé à écrire le deuxième sur un autre thème que je tiens secret pour des raisons évidentes...

PluMe : Quand vous écrivez, vous imposez-vous des règles d’écriture, par exemple tous les jours à la même heure, ou laissez-vous faire les choses ?

Marie-Agnès Moller : Non, m’imposer des règles, je n’y arrive pas. Je peux ne pas écrire pendant trois mois et d’autres fois, je vais écrire dix pages en une demie-heure ! En fait, ça dépend de mon inspiration ou de mon état d’esprit. Il y a des moments où on est bien pour écrire et des moments où on n’y arrive pas parce que la vie personnelle, ça influe aussi énormément sur cela. Moi, ce livre, il m’a aidé car j’ai perdu mon mari au moment où je l’ai écrit et c’est ce qui m’a aidé à sortir la tête de l’eau. J’ai à cette époque écrit beaucoup, beaucoup, beaucoup ! Généralement, j’écris quand je vais mal dans ma vie personnelle parce que c’est un refuge, tout simplement.

Marie-Agnès Moller, Paris horribilis paru au Texte Vivant

Conseils de Marie-Agnès Moller aux jeunes littérateurs

PluMe : Pour finir, auriez-vous trois petits conseils pour les personnes qui débutent dans l’écriture et qui veulent aller au bout de leur projet ?

Marie-Agnès Moller : Il ne faut jamais lâcher, toujours y croire ! Même si on vous dit ‘tu n’y arriveras pas’, c’est comme la Star Academy et vouloir être chanteur, il ne faut pas écouter ça : quand on y croit, on y va ! (rires)

Je pense qu’il faut être énormément curieux. Pour moi, un bon écrivain, c’est quelqu’un d’ouvert, qui aime les gens, qui leur parle, qui va sur le terrain, qui se balade, qui visite, qui voyage. Il faut être à l’écoute de tout ce que la vie peut vous apprendre. Parfois, on peut avoir une idée de livre dans le métro ! Il faut être ouvert !

Et un dernier conseil : pour bien savoir écrire, il faut savoir bien lire ! Donc lisez un maximum, tout ce qui vous tombe sous la main, que ce soit du Marc Levy ou du Shakespeare, il n’y a pas de bon ou de mauvais écrivain : il faut y aller, il faut tout lire !deco1

 

En savoir plus sur Paris horribilis

  • Si Paris est connue sous le surnom de Ville Lumière, elle n’en possède pas moins un côté sombre… Des gargouilles de Notre-Dame aux célèbres tombes du Père-Lachaise, elle attire depuis des siècles meurtriers, fantômes et personnages mystérieux qui ont fait de Paris une capitale beaucoup plus secrète qu’elle n’y paraît. Derrière ses monuments, ses boutiques de luxe, ses magnifiques avenues, Paris cache des histoires sombres, effrayantes, parfois même paranormales… Découvrez-les à travers 30 chroniques, qui vous révéleront Paris comme vous ne l’auriez jamais imaginé du moyen-âge à nos jours, pour un voyage dans le temps et… la peur !
  • 204 pages | Le Texte vivant | 17 € | ISBN : 978-2-36723-077-1. L'acheter

En savoir plus sur Marie-Agnès Moller

  • Née en 1982 à Boulogne Billancourt, Marie-Agnès Moller fait des études de droit puis de communication avant de se lancer dans une carrière de journaliste free-lance. Elle travaille dans la presse grand public et rédige également des guides touristiques. Passionnée par Paris, elle a décidé d’y consacrer ce premier ouvrage.
  • Voir une interview de Marie-Agnès Moller au journal de France 2
 

1 Comment

  1. […] véritable plaisir de voir que les Boulonnais répondent présent. Cette année particulièrement, Marie-Agnès Moller sera aux côtés notamment d’Axel Kahn, d’Henry Guillaume ou de Dominique Bona pour […]

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